Horoscope à rebours 2013

Posté par lobop le 5 janvier 2014

Horoscope à rebours 2013.

Voici une année qui commence et une année qui s’achève. Regardons si vous le voulez bien le bilan de cette année. ( -et si j’veux pas ? – On regarde quand même et tu fermes bien ta mouille.)

Amour :
Félicitation, vous avez réussi, pour une fois, à vous tenir éloignée des chagrins d’amour, certes, vous vous êtes tout simplement tenue à l’écart de l’amour, mais ce fut très efficace, convenons-en.
Faites tout de même attention à ne pas trop vous endormir dans cette situation, vous pourriez avoir du mal à quitter le bonheur, la joie, l’extase … heu … le confort du célibat.

Travail :
Alors là, bravo, vous avez battu des records en matière de glandouille, UNE journée de travail sur 11 mois, il fallait le faire ! Comment ça il n’y avait pas assez de tournages ? Mais ce n’est pas une excuse ça madame ! Bon, l’année 2013, coincée dans la constellation de la mouise a été assez pauvre pour tout le monde, et il est vrai que le travail bénévole ne paye pas les factures (c’est un peu le concept, non ?). Bref, le bon côté de cela est que vous ne pouvez pas faire pire, n’est ce pas ?
(- try me. – shuut ).

Argent :
Mouhahahahaha, huhuhu, hihihi … excusez-moi, je sèche mes larmes, je reprends mon souffle, et je suis à vous. Bon le concept de l’argent, qui accompagne souvent le concept du travail, est parti en vacances cette année. Vous avez tout de même réussi à gérer un peu mieux vos finances, enfin, cette fin d’année surtout (rapport au travail, tout ça … ). Inutile d’épiloguer donc, c’était pas la panacée quand même.

Chance :
Heu, vous voulez vraiment que je vous dise ? Non, mais vraiment ? Honnêtement ? Bon, allons-y.
Je crois que vous n’avez jamais fait pire en matière de chance. Et je dois vous l’accorder, vous avez fait preuve de motivation et vous avez dépensé une énergie conséquente (pour vous, j’entends) pour briser ce cercle de poisse. Mais malheureusement, tout ne dépend pas de vous, et vous devez avoir un très mauvais karma, mais alors vraiment très mauvais, car l’univers s’est fait un malin plaisir à s’acharner sur vous. Mais non ne pleurez pas, vous aurez quelque chose à raconter à vos petits enfants au coin du feu !

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Peurs

Posté par lobop le 12 février 2012

À l’approche des élections présidentielles de 2012, à l’approche d’un nouveau mandat convoité par de nombreux partis politiques, je me trouve dans un malaise profond.

Me concentrant sur ce malaise pour en trouver les causes, je me rends compte qu’il n’y en a qu’une, une seule, énorme et de laquelle découle toute une suite d’émotions blessantes.

 *

La Peur. Voilà la cause de mon malaise.

 *

J’ai peur de ces politiques qui semblent avoir oublié leur vocation à diriger un pays vers l’harmonie pour ne se concentrer que sur le plaisir individuel et matériel.

J’ai peur de ces politiciens qui sont incapables de penser à un avenir qui excèderait cinq années de mandat, et qui préfèrent leur confort immédiat.

De ces hommes et de ces femmes qui prétendent avoir la capacité de guider une population sans pour autant la connaître.

Baignant dans les hautes sphères du pouvoir et l’opulence depuis toujours, sans plus aucune curiosité pour des systèmes de vie différents, que savent-ils du désir qui brûle au cœur de beaucoup d’entre nous ?

 *

J’ai peur d’un monde pour lequel le pouvoir d’achat prévaut à la chaleur humaine.

J’ai peur de beaucoup d’émissions de télévision qui ont pour seul but d’abrutir les populations afin qu’elles soient plus réceptives à la publicité.

J’ai peur de ces nouveaux besoins qu’on nous invente, gadgets de nouvelles technologies et accessoires esthétiques, qui nous affirment qu’en ce monde le plus important est de paraître beau et socialement accompli.

Le bien-être psychique, on ne s’en préoccupe plus puisque des médicaments miraculeux sont là pour vous faire oublier vos malheurs. « Ferme ta gueule et avance, surtout ne te suicide pas ça va saloper nos statistiques ».

 *

J’ai peur de l’indifférence commune face aux injustices et aux abus de pouvoirs.

J’ai peur de la soudaine montée du racisme, de l’homophobie, du sexisme et du sentiment de toute puissance qu’ont nos états occidentaux et qui leur permettent de s’octroyer un droit de jugement envers le « reste du monde », de se placer ainsi en instituteurs persuadés de leur grande sagesse en face de pays et de peuples qu’ils prennent pour des adolescents.

Car ces pays sont certes plus pauvres économiquement parlant, mais recèlent des richesses humaines qui ont disparues depuis bien longtemps chez nous.

J’ai peur que nos états réalisent leur projet de détruire ces richesses sous prétexte qu’aux yeux de la bourse, elles ne sont pas rentables.

J’ai peur de ce monde dirigé par l’argent.

Je suis horrifiée par les sacrifices effectués sur l’autel des dieux Dollar et Euro.

 *

J’ai peur d’être dirigée par un être humain assez ignorant et stupide pour conseiller aux sans-abris de rester chez eux par temps de grand froid.

J’ai peur d’être guidée par quelqu’un d’assez aveugle pour être persuadé que sa « civilisation » est meilleure que les autres.

 *

J’ai peur du mot « civilisation » quand il est utilisé en dehors des cours d’histoire.

 *

J’ai peur de la stigmatisation et de la diabolisation d’un peuple nomade par ces mêmes politiciens qui pour séduire leurs conquêtes d’un soir mettront en fond sonore de la musique tzigane.

Je suis en colère contre ces dirigeants qui prétendent désirer réduire les inégalités sociales dans les pays pauvres et qui se font héberger lors de leurs visites dans de luxueux palaces, choisissant d’ignorer combien de vies humaines ont couté la construction de tels bâtiments.

 *

J’ai peur des candidats qui utilisent la xénophobie, construisent la peur de l’étranger, attisent le rejet de la différence pour s’entourer de moutons effrayés qui les élèveront au pouvoir.

J’ai peur de la béatification de l’individualisme.

De cette espèce humaine qui a oublié que si elle a survécu pendant des milliers d’années c’est parce qu’elle a su vivre en communauté et apprendre des différences pour évoluer et survivre.

Aujourd’hui protégés par leurs boîtes en ciment chauffées à l’énergie nucléaire, j’ai peur de ces dirigeants qui refusent d’apprendre d’autres cultures et foncent droit dans le mur puisqu’ils ne se remettent pas en question.

 *

J’ai peur d’une société qui exclut une grande partie de ses enfants parce que leur mode de vie ne lui convient pas.

J’ai aussi peur pour beaucoup de médias qui s’autocensurent pour ne pas être détruits par un gouvernement de plus en plus fasciste.

 *

J’ai peur de la peur et en cela on pourrait croire que nos politiques ont réussi leur complot.

Mais c’est bien d’eux que j’ai peur, de ce monde dirigé par les banques, des politiciens vassaux des multinationales, des entités Pétrole, Nucléaire et Pognon qui sont les dieux d’une nouvelle religion polythéiste et sanguinaire.

 *

J’ai 27 ans, je suis comédienne, aujourd’hui au RSA.

Mais je ne me plains pas, non surtout pas, car j’ai un toit sur la tête, j’ai encore de l’eau chaude et un découvert autorisé qui me permet de maintenir mon appartement à 12°C. Ce qui constitue une amplitude thermique de près de 25°C avec la température extérieure … ce n’est pas si mal.

J’ai aussi des stylos billes, des carnets vierges, de la musique, des livres et même un peu de tabac blond.

Tout ceci relève du luxe, car oui, je vis dans le luxe de pouvoir penser et écrire, d’avoir la liberté de réfléchir et d’analyser le monde qui m’entoure et d’assumer le fait que ce monde me convient de moins en moins et me fait peur.

 *

Il y a bien longtemps que je n’ai pas été fière de mon pays, j’avoue que cela me manque.

*

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révolution crânienne

Posté par lobop le 10 mai 2011

Un petit coin en plus, dans ma chambre, pour pouvoir écrire.
Sous la fenêtre, un coussin posé par terre, mon pc portable sur le coffre à coté, juste pour la musique finalement et pour recopier les feuilles de papier que je noircie avec mon stylo BIC.

Me suis couchée épuisée à 22H30 … moi qui vais jamais me pieuter avant 5H du mat.
J’ai commencé à penser à l’homme perdu, puis des musiques, des chansons se sont infiltrées dans mes pensées et m’ont emmenée dans le sommeil.
Des rêves étranges, d’hommes qui sont passés dans ma vie le temps de quelques parties de jambes en l’air et de bonnes tranches de rigolades. Des hommes que je ne regrette pas mais dont je suis toujours ravie d’avoir des nouvelles.

Et puis, forcément, je me réveille à 4 heures du matin, en pleine forme avec l’envie d’écouter de l’électro, de prendre mon carnet et d’écrire.
Alors j’installe ce petit coin dans ma chambre pour ne pas déranger Bidule qui pionce dans le salon, et aussi parce que le cul par terre sous la fenêtre ouverte je me sens bien mieux à ce moment là précis pour écrire qu’à mon bureau.

Il faut que je me rachète des carnets, des blocs de feuilles à petits carreaux.
Je l’ai pratiquement mangé celui là, il me reste moins d’une dizaine de feuilles.
Oui moi je mange du papier, je bouffe des pages, c’est ma came, y a que comme ça qu’je me sens vivante.
En noircissant des carnets entiers avec mes conneries.

Une amie de plus m’a demandé d’illustrer un jour ses écrits, c’est fou le nombre de personnes qui me prêtent des compétences que j’ai pas.

L’homme perdu ne m’a pas recontactée depuis quelques jours, après avoir insisté pour qu’on se revoit, il fait le mort.
Tant pis, tant mieux, je sais pas, ce soir j’m'en fous, demain ça m’fera chier, ça m’fera mal, mais ce soir j’m'en fous.
Ce soir j’écoute de l’électro-tribale et j’écris en rythme tout ce qui me passe dans la tête.
Ce soir je suis ravie d’être seule parce qu’avec un homme dans mon pieu j’aurais pas pu me lever pour écrire en écoutant de la zic.
J’aurais certainement préféré m’envoyer en l’air à la place. Quoi que … pas sûr … j’m'en fous de toute manière c’est pas l’cas.
Ce soir putain, je l’aime ma solitude.
Cette nuit je suis libre et j’aime ma vie.

J’ai passé une journée vraiment bizarre en fait, une journée où j’ai tout sorti, en larmes et en mots.
Une journée où j’ai vomis mes rêves à la gueule du monde.
Une journée où j’ai dis « Ta gueule » à ceux qui voudraient les détruire parce qu’eux ne rêvent plus.
Une journée où j’ai dis «  J’t'emmerde connard » à ceux qui sont raisonnables et qui voudraient me remettre les pieds sur terre.

J’veux pas devenir aigrie, je veux rêver toute ma vie d’un monde meilleur, d’un monde où tout le monde rêverait, où personne ne se contenterait de peu, où tout le monde se battrait contre les carcans. Où tout le monde dirait merde à la politesse bien pensante. Où plus personne n’aurait peur d’exprimer ses sentiments, ses opinions, ses ressentis. Où tout le monde respecterait ceux des autres.

Ouai je sais, c’est une putain d’utopie, mais j’ai envie de rêver d’ça, j’veux pas m’arrêter de rêver qu’un jour ils se réveilleront tous pour s’affirmer.
Ça serait un sacré bordel n’empêche, ça renverserait tous les gouvernements, démocraties, républiques, monarchies, dictatures, juntes … tout ça aux chiottes dans un bain d’sang.
Ouai ce soir je suis anarchiste parce que j’ai l’énergie d’une révolution, parce que j’ai envie de secouer tout le monde, parce que j’ai l’espoir qu’on soit plus que des primates évolués.
Parce que j’ai envie que chaque personne se réveille demain en se disant :
« j’ai un cerveau, et si j’m'en servais ? »

Bien sur il y en a plein qui s’en servent. Mais j’aimerais qu’ils l’utilisent pour dire merde à toute cette hiérarchie qui les gonfle. À toute cette pression qu’ils se foutent, à tous ces actionnaires, publicités qui hurlent « Vendez ! Achetez ! Mais consommez BORDEL ! »
Je rêve que chaque être humain se lève en criant :
« non j’veux pas qu’ma vie soit dirigée par le fric ! »
« non j’veux pas exploiter des mômes chinois, j’veux pas donner raison à TF1, j’veux pas vendre mon cerveau à Coca-Cola, j’veux pas avoir à choisir entre Sarkozy et Le Pen, j’veux plus payer une électricité nucléaire, j’veux plus faire un boulot de con qui m’fait chier, j’veux vivre ma vie et faire c’que j’aime ! »

Bien sur c’est facile de dire ça, je n’accuse personne, je respecte tout le monde, surtout ceux qui font un boulot de con parce qu’il faut bien bouffer.
Mais même si tout ça c’est pas possible, même si vous avez pas envie de crever la dalle sous prétexte de vous révolter, même si vous avez des gosses à nourrir, et surtout, d’ailleurs, si vous avez des gamins, n’oubliez pas vos révoltes, vos désirs, vos rêves. Devenez pas des putains de machines bonnes à se faire bouffer par TF1.
Partagez vos rêves avec vos mômes, peut être qu’eux ils arriveront à réaliser les leurs.

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Lettre à mes amis

Posté par lobop le 9 mai 2011

J’ai comme l’impression que d’avoir sorti mes tripes donne la liberté à chacun de sortir les siennes.
allez y, j’adore ça, y a que ça de vrai finalement, y a que ça qui donne des vrais frissons.
La poésie m’emmerde quand elle ne parle pas de cul, la prose me fait chier quand elle ne parle pas de merde.
Les textes me passionnent quand ils parlent de nos peurs, de nos manques, de nos coups de gueules, de nos fantasmes, de nos douleurs.

J’en ai rien à foutre des différences d’age, de couleurs, de sexe, de culture, de niveau social.
J’en ai rien à foutre des cases dans lesquelles la société voudrait nous mettre.
Je chie sur la politesse bien pensante qui voudrait nous empêcher d’exprimer ce qu’on ressent.
Je crie et chiale de joie quand ça me plait, quand c’est Vrai, je hurles et vomis quand c’est adoucie, censuré, lissé pour que ça passe.
Je déteste le savon doux, je nettoie à la javel.
J’ai les pieds noirs parce que je n’ai pas fait le ménage chez moi depuis un bon bout de temps.

J’aime pas les hommes qui sentent le parfum, le déodorant, un homme en sueur qui sent le sexe me fait mouiller mon slip.
Et tant pis si ça choque.

J’veux vous connaître, vous tous, vos faiblesses, vos forces, vos putains de défauts que je ne supporterai pas, vos merveilleuses qualités que je n’ai pas.
J’ai envie de vous écrire, de vous dessiner, de vous peindre, de vous danser, de vous faire vivre des aventures incroyables dont vous reviendrez chamboulés.
Vous m’engueulerez quand je déconnerai trop ou quand j’essaierai de me ranger.
Je vous pourrirai la gueule quand vous vous trahirez, vous enfermerez, quand vous cesserez d’évoluer pour vous contenter de ce que vous avez, quand vous serez sur et certain de la moindre petite chose dans votre vie, quand vous arrêterez de chercher.

Parce que je vous aime, je vous aime quand vous vous battez, quand vous réfléchissez, quand vous essayez de trouver un sens à cette vie de merde et pourtant délicieuse.
Je vous aime quand vous souffrez parce que cela me montre que vous avez un cœur immense, je vous aime quand vous êtes heureux parce que votre optimisme me porte.
Je vous aime au plus bas de votre moral, quand vous grattez la merde en vous demandant si un jour vous parviendrez à remonter.
Parce que je sais alors que vous êtes vivants, humains et merveilleusement imparfaits.
Vous me faites rêver, vous me grandissez, vous me portez.
Je vous aime avec mon cœur, mes tripes et mes poumons, avec mes bras et mon dos quand je danse, avec mes doigts quand j’écris.
Je suis là pour partager vos joies et vos malheurs, pour vous soutenir, vous pousser ou bien vous foutre des coups de pied au cul.

Ne me décevez pas: soyez vous même.

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