Il danse

Posté par lobop le 9 juin 2012

Elle le regarde danser.

Ce soir là, à ce moment là de la soirée, c’est lui qui a prit le dessus dans la danse. Après de nombreux morceaux où ils ont dansé enlacés, après certains où elle a dansé pour lui, dans le but de l’émoustiller, sur ce morceau là, il s’est mit à danser pour elle.

Alors la surprise et l’émotion montent en elle. C’est, de mémoire, la première fois qu’on danse pour elle. Il est le plus beau de la nuit, il est son cavalier et il danse, ondule en la regardant droit dans les yeux.

Elle admire son corps, ses bras et ses hanches, elle dévore des yeux son visage. Elle y lit le plaisir sensuel que lui procure la danse. Elle voudrait goûter l’énergie qui le traverse au bord de ses lèvres étirées en un rictus entre plaisir sexuel et transe.

Elle voit ses paupières se fermer et sa tête basculer en arrière, comme s’il s’offrait tout entier à son regard.

Elle est seule face à lui, debout et elle se rend compte qu’elle même ne danse plus. « tant pis, se dit elle, il n’est pas nécessaire pour moi de danser maintenant, je préfère le regarder ».

Souvent elle glisse ses doigts sur les muscles de son torse qui jouent et ondulent sous le t-shirt fin.

En elle les émotions sont vives, presque trop, et elle ne sait comment les gérer, son cœur bat la chamade, son ventre est empli de désir, elle oscille entre l’envie de sauter sur cet homme et de lui faire l’amour et celle de rester là, jusqu’au bout, à le regarder danser. Elle ne veut pas briser ce moment.

Elle regarde, alors que la frustration, le désir et la joie forment une tempête en elle.

De ses lèvres entrouvertes sort une sorte de plainte, inaudible grâce à la musique, de ne savoir quoi faire de cette énergie qui naît en elle.

Ses yeux lui brûlent de refuser de se fermer ne serait-ce qu’un instant, par peur de perdre une miette de ce moment.

Par magie, le monde a disparu autour, elle et lui sont transportés dans un autre espace-temps où les autres ne sont que des silhouettes floues et sans importance.

Il n’y a que lui et sa danse qui ait une consistance, une matière qu’elle se retient d’agripper, d’embrasser, de mordre.

Et quand il plonge ses yeux bruns dans son regard, elle se sent inondée d’une douceur, d’une tendresse et d’une passion qu’elle n’est pas sûre d’avoir mérité.

Alors elle sait qu’il ne danse que pour elle en ce moment, que c’est son cadeau à lui, pour elle, abasourdie devant tant de beauté, ne sachant que faire d’un présent aussi précieux, paralysée par la peur de le briser par un faux mouvement ou une parole déplacée.

Alors elle se tait et absorbe entièrement la joie qu’il lui donne, retenant ses yeux de pleurer de bonheur et de désir.

C’est le premier moment depuis très longtemps qu’elle vit entièrement, sans que son esprit ne soit tourné vers le passé ou l’avenir, mais pleinement concentré sans effort sur l’instant. Sur ce corps qui bouge, sur cette bouche sensuelle qui lui sourit, sur ces yeux qui expriment tout le désir qu’elle éveille en lui.

Elle regarde la courbe de son cou où plus tard elle promènera sa bouche. Ses cheveux humides de sueur où elle emmêlera ses doigts. Elle pressera son visage contre le sien, abandonnera son corps à ses bras puissants pour que dans cette étreinte, toute la joie et le désir éveillés par la danse explosent.

Elle lui rendra au centuple le plaisir qu’il lui a offert, elle se le promet. Pour qu’il sache à quel point ce moment, ce cadeau l’a bouleversée.

Pour qu’il sache qu’on n’avait jamais dansé comme ça pour elle, en lui faisant oublier le monde entier, en l’élevant en rang de déesse dans un monde de spectres.

Il saura, oui, que cela est le plus beau cadeau qu’elle ait reçu de sa vie.

 

612

Publié dans hot | 1 Commentaire »

Abandon

Posté par lobop le 25 octobre 2011

Que dire, ce qu’il me manque.
Que dire, à quoi je pense.

Ce sont, deux bouches qui s’aiment. Deux langues qui se frôlent.
Ce sont, des lèvres qui se pressent, des dents qui les mordent.

Un ballet, où les danseurs tourbillonnent, chacun au rythme des papilles.

Ce sont, des paupières qui se ferment de plaisir, des visages qui se rencontrent.
Ce sont, des peaux qui se touchent, des mains qui se croisent.
Ce sont, des bras qui se serrent, des corps qui s’étreignent.

C’est un moment hors du temps, un film où le décors n’a pas d’importance.
C’est un instant sans mot, les dires sont inutiles, seuls les corps parlent un langage secret qui n’a nul besoin de traduction.

Ce sont, les caresses et une compréhension absolue des êtres.

Un curieux manque, un besoin certain.
Tout ce qui fait de nous des êtres humains.

Une envie de s’élever à deux, quelques instants, le temps d’une parenthèse, le temps d’un espoir.
De se sentir moins seule dévorée par le feu.

Créer une magie puissante à en faire pleurer.
Vivre l’intensité pour se montrer que … nous sommes vivants ; et capables de tant de merveilles.

Pour supporter un peu plus … quoi ?
Le poids de la vie, la douleur des jours.

Retrouver la capacité d’accueillir chaque joie sans craindre qu’elle soit la dernière.
Fondre les désillusions dans l’oubli et ne garder que …
Une infime foi, mais un espoir réel, que la force reviendra, grandira et ne partira plus.

1011

Publié dans hot | 1 Commentaire »

Rite

Posté par lobop le 11 août 2011

Une épaule nue, une peau claire.
La femme tourne le dos.
Sa nuque, longue courbe sensuelle, des boucles de cheveux roux jouent dans ses doigts.
Une légère marque rouge où la peau a été pincée, où le sang a été aspiré à la surface de l’épiderme par le frottement de la bretelle d’un sac en cuir.

Des mains masculines, fortes, courent sur le dos fin.
Elles étalent l’huile parfumée et massent les muscles endoloris.
Elles sont tellement grandes qu’elle peuvent faire deux fois le tour du cou.
Le dos se détend sous la chaleur des mains puissantes.
Elles se font caressantes, elles dessinent des cercles.

C’est une cérémonie, secrète, connue seulement des deux intimes.
Inscrite dans leurs gènes depuis la nuit des temps.
Ils n’ont pas conscience qu’ils répètent ainsi une tradition, un acte de pure magie.
Qu’ils tissent à ce moment même un lien étroit entre leurs corps.

Il n’y a aucun mot, seuls parlent les corps et se comprennent, s’appellent.
Le duvet de la nuque se dresse et c’est là le signal qu’attendaient les mains sans le savoir.
Alors la bouche rejoint les mains pour combler ce nouveau besoin qu’a exprimé le corps.
Les cheveux répondent, ils se font plus brillants, plus aériens à mesure que les lèvres courent le long de l’épaule.

Le massage se fait plus insistant et les muscles fondent.
Le dos de la femme se met à onduler alors qu’elle baisse la tête, soumise au plaisir.
Alors les deux corps se mettent à danser, l’un contre l’autre, ils se serrent jusqu’à ne former plus qu’un seul être qui est lumière, sensualité, Dieu …

811

Publié dans hot | Pas de Commentaire »

Metal addiction

Posté par lobop le 25 juin 2011

Batterie, un riff languissant de guitare électrique. J’ai besoin de sexe.
La voix puissante de James Hetfield.
Je veux manger un corps d’homme, je veux le dévorer avec tout mon corps.
Turn The Page … encore une fois … sa voix douce, comme il prononce ses mots en dégustant chaque lettre, chaque voyelle comme s’il embrassait le texte avec la langue.
Oui son chant est un baiser, terriblement érotique.
Je suis amoureuse de sa voix depuis toujours, aucune autre ne m’a jamais fait l’effet qu’elle a sur moi.
Je sens sa rage, sa douleur, son envie et sa douceur. Tout ce qu’il chante vient de ses tripes. Tout ce que j’écoute entre directement dans les miennes.

J’ai mal, et j’aimerais pouvoir crier cette douleur, la chanter de la même manière, la danser encore et encore jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucune énergie en moi qui me fasse souffrir.

Je veux dévorer la force d’un homme, je veux l’épuiser, je veux sentir sa sueur contre moi, je veux le faire pleurer d’épuisement, je veux le faire crier d’un plaisir mêlé de douleur.
Je veux faire l’amour cinq, dix, quinze fois de suite.
Passer une nuit et une journée entière à ça. Avec le même homme, aller au delà de nos limites pour voir ce qu’il en découle. Perdre tout contrôle, s’épuiser à en frôler la mort.
Je veux fusionner et qu’il n’y ait plus rien qui importe.
Je veux que la folie nous envahisse, nous prenne et nous emporte loin, très loin, beaucoup trop loin.
Je veux avoir mal partout, des courbatures, des crampes, des bleus …

Je veux faire l’amour comme si c’était la dernière chose que j’allai faire sur cette terre.
Je veux le faire bouillir en le regardant droit dans les yeux.
Sa langue, ses mains, ses lèvres que je mordrais.
Avec Devils Dance en fond musical.

« yearh come on come on now take your chance … »

Je veux danser encore et encore oui, pour un homme, juste devant son visage, mon ventre, mes hanches ondulant, frôlant son nez pour repartir aussitôt jusqu’à le rendre fou.

Et après, après … je lui dirai de partir parce que ce n’est pas lui que j’attends. Parce que la douleur me reprendra et que cette fois elle devra sortir par les larmes, par les sanglots, par d’autres cris tellement moins excitants.
Parce que je voudrai être seule avec ma peine et Nothing Else Matters.
Je me détesterai alors de m’être servie de lui, de l’avoir épuisé pour finalement le rendre au froid de la rue, de la solitude.
Je resterai seule dans mon corps à me vomir, à souhaiter mourir pour ne plus faire de mal à eux et à moi même, à attendre que le soleil se lève enfin et à souhaiter que ce n’était qu’un rêve.

Last Caress Green Hell

Mon dieu je suis si seule.

611

Publié dans hot, ressentiments | 2 Commentaires »

délice sismique

Posté par lobop le 13 juin 2011

Le monde s’étire et tu entames une balade en ses reliefs.
Découvrant collines, bois et vallées.
Terres couvertes d’herbes douces et d’humidité.
Des rochers que la pluie a poli à les rendre aussi lisses qu’un galet.

Que tu es belle à sourire au monde et tu mets une brindille dans ta bouche.
Du bout des lèvres tu découvre le goût du ciel alors que tes yeux se perdent dans les étoiles.
Ta chevelure agitée par le vent caressant, tu fermes tes paupières, une larme coule.

La brindille s’envole et tu souris encore laissant le ciel décider de la suite.
Le vent se fait plus fort et les arbres dansent, les herbes frémissent, la nuit entame son chant.
Tu n’as plus de voix devant cette beauté et te laisses bercer par la musique.

La brindille continue son voyage aérien, tu la vois dans ton esprit voler à travers champs, prendre de la vitesse aux flancs des collines, heureuse et frénétique jusqu’à atteindre la forêt.
Tu souris encore plus quand tu ne la vois plus. Tu ressens son existence et c’est la seule chose qui t’importe en cet instant.

Le vent se calme et se veut languissant.
Une fine pluie tombe dans ton cou, caresse les montagnes, les vallées, ton âme.
Tu goûtes l’eau de ta langue alors qu’un grondement naît au milieu de la terre.

Allongée sur le sol et sous le ciel, tu ressens chaque vibration avec délice.
Tu te prends à espérer que ce séisme soit violent, qu’il déchire la terre et que tu tombes dans ses méandres.

Mais le ciel l’en empêche, la terre reste tendre et le tremblement dure.
Puisque tu oublies jusqu’à ton nom tu assimiles terre et ciel en ton corps.
Les doigts emmêlés dans l’herbe tu ris aux éclats quand la joie du monde explose.

Les éléments se calment et tu te retrouves allongée sous un sourire béat.
Le vent doux vient caresser tes lèvres, ton nez et tes épaules.
Tu souhaiterais demeurer ici jusqu’à l’oubli.

611

Publié dans hot | 1 Commentaire »

A distance

Posté par lobop le 9 juillet 2009

J’aime ton sourire quand tu me regardes.
J’aime ta bouche quand tu mords ta lèvre inférieur les yeux braqués sur moi.
Le petit espace entre tes lèvres et ce léger sourire rêveur que tu as quand tu nous imagines.

Le soir je me couche la tête pleine de ces images de toi.
Je m’imagine embrasser ces lèvres charnues qui semblent faites pour moi.
Je vois nos corps s’emmêler en harmonie.
Nos mains caresser nos peaux.
Et ta langue contre la mienne.
J’imagine nos odeurs se mélanger, j’entends presque nos gémissements mutuels.

Je danserai pour toi, je te ferai bouillir de désir puis je te dévorerai.
Je te donnerai tellement de plaisir que tu auras l’impression de mourir d’extase.
Je t’emmènerai dans un monde de chaleur, de sueur, de salive et de feu.

Mon ventre sera un écrin bouillant.
Mes mains seront douceur et griffure, glace et brulure.
Ma bouche sera la plus suave et voluptueuse caresse dont tu n’as jamais osé rêver.
Ma langue te caressera à t’en faire perdre la tête.
Mes jambes seront un étaux dont tu ne voudras plus jamais partir.
Mon dos se cambrera dans une danse effrénée contre ton corps.
Mes hanches t’emmèneront au delà du plaisir, jusqu’aux portes de la mort.

Alors je te ferai revenir à la vie par des caresses et des baisers.
J’embrasserai tes sourcils, tes pommettes et ton nez.
Je te donnerai mon souffle pour te ramener.
Et tu t’éveilleras un nouvel homme.

Publié dans hot | 2 Commentaires »

 

ah les peintures de flo |
LE M.U.R. DE L'ART |
Ciel Pastel |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | FestiVous Festival occitan
| joemasse
| Collectif Maquis'Arts &...