Metal addiction

Posté par lobop le 25 juin 2011

Batterie, un riff languissant de guitare électrique. J’ai besoin de sexe.
La voix puissante de James Hetfield.
Je veux manger un corps d’homme, je veux le dévorer avec tout mon corps.
Turn The Page … encore une fois … sa voix douce, comme il prononce ses mots en dégustant chaque lettre, chaque voyelle comme s’il embrassait le texte avec la langue.
Oui son chant est un baiser, terriblement érotique.
Je suis amoureuse de sa voix depuis toujours, aucune autre ne m’a jamais fait l’effet qu’elle a sur moi.
Je sens sa rage, sa douleur, son envie et sa douceur. Tout ce qu’il chante vient de ses tripes. Tout ce que j’écoute entre directement dans les miennes.

J’ai mal, et j’aimerais pouvoir crier cette douleur, la chanter de la même manière, la danser encore et encore jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucune énergie en moi qui me fasse souffrir.

Je veux dévorer la force d’un homme, je veux l’épuiser, je veux sentir sa sueur contre moi, je veux le faire pleurer d’épuisement, je veux le faire crier d’un plaisir mêlé de douleur.
Je veux faire l’amour cinq, dix, quinze fois de suite.
Passer une nuit et une journée entière à ça. Avec le même homme, aller au delà de nos limites pour voir ce qu’il en découle. Perdre tout contrôle, s’épuiser à en frôler la mort.
Je veux fusionner et qu’il n’y ait plus rien qui importe.
Je veux que la folie nous envahisse, nous prenne et nous emporte loin, très loin, beaucoup trop loin.
Je veux avoir mal partout, des courbatures, des crampes, des bleus …

Je veux faire l’amour comme si c’était la dernière chose que j’allai faire sur cette terre.
Je veux le faire bouillir en le regardant droit dans les yeux.
Sa langue, ses mains, ses lèvres que je mordrais.
Avec Devils Dance en fond musical.

« yearh come on come on now take your chance … »

Je veux danser encore et encore oui, pour un homme, juste devant son visage, mon ventre, mes hanches ondulant, frôlant son nez pour repartir aussitôt jusqu’à le rendre fou.

Et après, après … je lui dirai de partir parce que ce n’est pas lui que j’attends. Parce que la douleur me reprendra et que cette fois elle devra sortir par les larmes, par les sanglots, par d’autres cris tellement moins excitants.
Parce que je voudrai être seule avec ma peine et Nothing Else Matters.
Je me détesterai alors de m’être servie de lui, de l’avoir épuisé pour finalement le rendre au froid de la rue, de la solitude.
Je resterai seule dans mon corps à me vomir, à souhaiter mourir pour ne plus faire de mal à eux et à moi même, à attendre que le soleil se lève enfin et à souhaiter que ce n’était qu’un rêve.

Last Caress Green Hell

Mon dieu je suis si seule.

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useless

Posté par lobop le 23 juin 2011

Une corne de brume retentit au loin, c’est l’appel de la guerre.
Encore, la guerre. Les hommes doivent de nouveau combattre pour gagner leur liberté, pour survivre après cette nouvelle souffrance.
La terre tremble, elle n’en peut plus, une nouvelle guerre vraiment ?
Est ce réellement nécessaire ?
Tant de douleurs il y a eu. Tant de sang versé qui a imbibé ses plaines encore et encore.
Elle voudrait vomir toute cette douleur, elle ne veut plus subir la violence des hommes.
Mais ils sont ses enfants eux aussi, alors elle continue à boire leur sang puisque c’est ce qu’ils veulent.

Une femme danse, seule. Elle évacue sa douleur par des mouvements saccadés. Son corps se tord au rythme des percussions, s’ondule sur les mélodies des guitares.
Son miroir aimerait fermer les yeux.
Il a vu ce spectacle tant de fois. Ses vitres s’embuent de la sueur de la femme.
Il sait que c’est là son seul exutoire, alors il subit encore et encore l’explosion de sa douleur.

Un homme chante de tout son ventre, debout au milieu d’un champ. Sa longue plainte s’élève dans le ciel noir, la bouche grande ouverte il sort de ses tripes toute l’injustice de sa vie.
Les étoiles sont là à l’écouter. Frissonnant sous l’effet de sa voix comme toujours.
Elles aimeraient dormir, boucher leurs oreilles si seulement elles en avaient, elles ont gagné le droit à la tranquillité pourtant. Mais chaque soir il vient à ce même endroit pour les tourmenter encore par le récit de ses douleurs. Aucun mot, juste un chant.
Sa voix plonge dans des graves émouvants et s’envole dans des aiguës glaçants.
Il y met tout son cœur, sa douleur, alors les étoiles écoutent, impuissantes devant la tristesse des êtres humains.

Un enfant pleure dans un coin de mur.
Ses sanglots font sursauter son petit corps fragile.
Il ne sait pas étouffer la souffrance. Il sert dans ses bras minuscules son ours en peluche et tète ton oreille de tissus, inondant ses épaules.
L’ours en peluche aimerait que l’enfant qu’il aime tant arrête de pleurer et se remette à rire.
Il voudrait qu’il n’y ait que des jeux dans sa vie, de la joie et des caresses.
Seulement l’enfant pleure, de plus en plus souvent et de plus en plus fort.
Il sait que s’il le serre dans ses bras c’est pour ne pas trembler.
Que s’il n’était pas là, la situation serait critique, qu’il partirait dans les méandres de l’angoisse, que cela le tuerait.
L’ours en peluche a mal à l’oreille mais c’est un moindre mal comparé à la douleur qu’il a pour l’enfant.
Alors il reste là à supporter dans son corps de mousse et de tissus toutes les souffrances que lui confie l’enfant.

Tant de douleurs, et pourquoi faire ? Se demandent tous ceux qui ont la chance de ne pas être humain.

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dix temps pour un oubli

Posté par lobop le 14 juin 2011

Un temps.
Plus d’orage. Ma tête frappe contre la porte. La porte s’ouvre. Des murs blancs.

Deux temps.
Et cette boule dans ma poitrine. Elle n’est pas à moi. Non non je ne suis pas Elle, je ne suis pas celle. Non non je le jure. Plus personne n’entend.

Trois temps.
Le jour brûle. La nuit glace. Je rêve du purgatoire. Les os sont tourments. Je les refuse. Je les rejette. Ils restent.

Quatre temps.
Fontaine de sel. À rendre stérile toute terre promise. Sillons creusés. Plaies infectées. Plus de voix.

Cinq temps.
Les dents rongent mes doigts. Du sang dans les chaussettes. Mollets griffés, ventre lacéré, cheveux arrachés … bracelets.

Six temps.
Immobile. Interdiction. Frustration. Cellule. Silence dehors, cris dans ma tête.
J’ai faim de mes yeux.

Sept temps.
J’étais belle, avant. Je riais, fut un temps. On m’a aimée, je le sens. Où suis je partie, maintenant ?

Huit temps.
Peur. Jugement. Verdict et Sentence.
Personne ne comprend. Personne n’écoute.
Cassandre tu sera.

Neuf temps.
Médicaments. Des aiguilles profanent mes veines.
Une perfusion est mon maton. La chimie ma geôlière.
Ils ne veulent pas savoir. Ils ne veulent pas entendre. Ils me font taire.

Dix temps.
Je l’ai dis pourtant. Que c’est la fin de tout.
Qu’être humain je ne suis plus.
Mutation. Transformation. Évolution.
Que sais je ? À présent je suis douleur.

Plus de temps.
Je n’sens plus rien. Le temps ne passe plus. Toujours les murs blancs. Personne ne vient. De grandes discussions avec ma perfusion. Combien d’années ? J’oublie… Tout et le Temps.

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délice sismique

Posté par lobop le 13 juin 2011

Le monde s’étire et tu entames une balade en ses reliefs.
Découvrant collines, bois et vallées.
Terres couvertes d’herbes douces et d’humidité.
Des rochers que la pluie a poli à les rendre aussi lisses qu’un galet.

Que tu es belle à sourire au monde et tu mets une brindille dans ta bouche.
Du bout des lèvres tu découvre le goût du ciel alors que tes yeux se perdent dans les étoiles.
Ta chevelure agitée par le vent caressant, tu fermes tes paupières, une larme coule.

La brindille s’envole et tu souris encore laissant le ciel décider de la suite.
Le vent se fait plus fort et les arbres dansent, les herbes frémissent, la nuit entame son chant.
Tu n’as plus de voix devant cette beauté et te laisses bercer par la musique.

La brindille continue son voyage aérien, tu la vois dans ton esprit voler à travers champs, prendre de la vitesse aux flancs des collines, heureuse et frénétique jusqu’à atteindre la forêt.
Tu souris encore plus quand tu ne la vois plus. Tu ressens son existence et c’est la seule chose qui t’importe en cet instant.

Le vent se calme et se veut languissant.
Une fine pluie tombe dans ton cou, caresse les montagnes, les vallées, ton âme.
Tu goûtes l’eau de ta langue alors qu’un grondement naît au milieu de la terre.

Allongée sur le sol et sous le ciel, tu ressens chaque vibration avec délice.
Tu te prends à espérer que ce séisme soit violent, qu’il déchire la terre et que tu tombes dans ses méandres.

Mais le ciel l’en empêche, la terre reste tendre et le tremblement dure.
Puisque tu oublies jusqu’à ton nom tu assimiles terre et ciel en ton corps.
Les doigts emmêlés dans l’herbe tu ris aux éclats quand la joie du monde explose.

Les éléments se calment et tu te retrouves allongée sous un sourire béat.
Le vent doux vient caresser tes lèvres, ton nez et tes épaules.
Tu souhaiterais demeurer ici jusqu’à l’oubli.

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journée à quatre temps

Posté par lobop le 10 juin 2011

1:
Une mimique chez un ami qui m’a fait pensé à l’une des vôtres. Celle, précisément celle, qui fait naître chez moi l’envie de vous embrasser.

L’âme et le corps fatigués, je repasse encore et encore dans ma mémoire cet instant : votre visage si expressif, votre sourire si doux et si naturel.

À m’en faire péter le cœur je ravive ces émotions, ces pulsions que je devais enfouir face à vous.
Toute seule avec ce feu dans mon ventre me voilà à la recherche d’un autre corps.

J’essaie de deviner le vôtre dans mes souvenirs.
Quel goût aurait votre peau, quelle température auraient vos mains, quelle sensation cela ferait d’avoir votre torse nu contre ma poitrine.

Le film se déroule dans ma tête et me tient éveillée toute la nuit.
Votre bouche dans mon cou, votre langue caressante.

Ce n’est pas faute d’avoir essayé de penser à d’autres hommes. Et parfois cela fonctionne.
Mais chaque soir, quand je me couche, vous êtes le premier auquel je pense.
Cette mimique là, que vous avez, en est la fautive.
Elle est l’étincelle qui a causé l’incendie qui me bouffe.

2:
Une nuit sans sommeil et une journée grise.
Le devoir de me lever malgré tout et de parler à des gens.
Mon lit m’appelle, ma couette me manque.
Je me demande ce que vous faites par cette journée si laide.
Je me demande s’il y aura un peu de soleil dans la mienne.

La pluie qui tombe dans mon cou, trop froide, beaucoup trop froide comparée à la chaleur de mon lit.

Je me demande si cette journée vaut vraiment la peine d’être vécue. Je préférerais la passer dans le sommeil et dans les rêves.
Rêves dans lesquels vous daignez parfois me rendre visite.

J’annule mes projets de l’après midi et retourne me coucher.
Mes draps m’accueillent, l’oubli m’emporte.
Je ne ferais rien de constructif aujourd’hui, tant pis.

3:
Un rendez vous chez un ami musicien, qui veut bien me donner des conseils pour écrire une chanson.
Des discussions autour du thème, autour de mes textes, de sa musique.

Une discussion passionnante sur la consonance des mots, sur les notes, sur le voyage intérieur de la musique.

Nous parlons religions, au pluriel bien sur, nous parlons cosmos, terre et humains.
Nous parlons écriture, bonheur et frustration, inspiration et page blanche.
Nous parlons rythme, danse et compétences musicales (que je n’ai pas).

Nous rions des thèmes que j’ai choisi, toujours glauques, un brin révolutionnaires.
Nous commençons à les chatouiller pour voir les ramifications possibles.

Nous parlons carburant de création, je mentionne votre existence puisque mon carburant est l’émotion, puisque vous êtes celui qui la fait naître en moi aujourd’hui.

Je lui parle des romans que j’ai commencé à écrire.
De celui qui est prioritaire, des autres que je reprendrai plus tard.
De la complexité qui se trouve dans la création d’un monde fictif.

Je pense à ma peur de me perdre dans les méandres de mon imaginaire.
Je pense que tant que j’aurais cette peur je serais incapable de tout donner à l’écriture.
Je pense au choix que je devrai faire un jour, quand j’accepterai de me rendre compte que c’est bien elle qui m’apporte le plus de bonheur.
Que c’est le seul domaine dans lequel je n’ai pas l’impression d’être une usurpatrice.

4:
Le soir venu, la culpabilité me prend, de n’avoir rien écrit depuis une semaine.
À cause de vous, à cause de votre absence dans ma vie. À cause de moi qui attend l’émotion pour écrire.
Je me couche et me demande si je dois choisir entre ma santé mentale et la création.
Je me rends compte que je m’empêche moi même d’écrire pour rester dans la vie réelle.

« Encore un peu de temps s’il vous plaît, avant de décevoir tout le monde.
Laissez moi profiter des êtres que j’aime avant de les blesser.
Permettez moi de me remplir d’amour avant de me retrouver seule. »

J’approche chaque jour un peu plus du choix.
Je le sais, et la peur n’y change rien, un jour je devrai le faire.

Je crois que j’aimerais vous connaître avant de me sacrifier à l’écriture.

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