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le fléau du trop plein d’air

Posté par lobop le 6 janvier 2011

J’ai mal de n’aimer personne,
ou bien ai-je mal qu’aucun homme ne m’aime ?
Ce vide, ce trop plein de solitude, tout cet amour que j’ai à donner.
Il me remonte dans l’œsophage, je le sens dans ma poitrine, là, juste au niveau des poumons.
Je n’aime pas avec le cœur, mais bien avec les poumons, car j’aime comme je respire.

Mon amour est un souffle, et je n’ai personne à qui le donner.
J’ai ce manque là, j’ai trop d’air pour moi, trop d’air dans ma poitrine, pas assez de feu dans ma tête.
Ça fait tellement longtemps que je n’ai pas eu le cerveau brûlant d’amour, que je n’ai pas subi la fièvre, le tourbillon cérébrale.
Je suis faite pour aimer, je suis faite pour danser dans les flammes.
Avec une grande jupe qui tourne, tourne encore et encore.

Enfant je tournais pendant des heures dans la cour de l’école.
La tête qui tourne, la gravité ne devient qu’une théorie, je vole au dessus de tout quand je tourne,
je plane au dessus du monde quand j’aime.

Il y a eu cette étincelle, cet homme qui m’a plu, à qui j’ai plu.
Et puis plus rien, le silence tranchant comme une mort,
cette étincelle est devenue souvenir blessant d’un évènement qui ne s’est pas passé.
Regret d’un amour qui n’est jamais né, qui n’a jamais vécu, qui a avorté avant de voir le jour.
Je suis fatiguée mais la douleur de ce souvenir me tient éveillée.
Et quand je dors, je ne rêve même plus d’amour, alors je me réveille douloureuse avec trop d’air dans ma poitrine.

Je sais que je vis trop dans ma tête, que je suis capable de tomber amoureuse d’une silhouette dans la rue, d’une voix sur un morceau de musique, des mains qui caressent un instrument pour en sortir une mélodie, d’un coup de pinceau, d’un sourire, des pattes d’oie qui entourent un regard tendre.
J’ai tellement mal de ne pas aimer que je tombe amoureuse de tout le monde. Pas longtemps, juste le temps d’être déçue et d’avoir mal.
Je voudrais crier « Aimez moi ! J’en ai tant besoin » mais la pudeur m’arrête.
Et le pire, finalement le pire, c’est quand enfin ça arrive de ne pas être capable d’alimenter ce feu et d’être résignée à le regarder mourir en consumant sur son passage un autre cœur que le mien.
Le fléau du trop plein d’air, qui ne tient aucune de ses promesses.
Qui m’abandonne, à chaque fois un peu plus, à la solitude hébétée.
Et cette étincelle qui me bouffe, qui me tord les neurones. Je sais ce que ce silence veut dire, mais ma tête insolente s’évertue à imaginer ce qui aurait pu être.
Elle retourne le couteau dans ma poitrine.
Je tombe amoureuse, de plus en plus, d’une idée, je sombre dans mes fantasmes. J’imagine l’homme parfait, l’être humain qui me complèterait, je l’imagine en lui parce que je ne le connais pas, il peut être tout ce que je veux tant que je ne me suis pas confrontée à ce qu’il est réellement.
C’est pour ça que je vis dans ma tête, parce que cet homme n’est nul part, il n’est pas naît, il ne naîtra jamais.
Ou alors…
il est trop loin.

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