• Accueil
  • > Archives pour juillet 2010

Octobre

Posté par lobop le 29 juillet 2010

Octobre,

dans mon fauteuil, sous une couverture à regarder le gris du ciel.

Une bière dans une main une clope dans l’autre.

Octobre,

un manteau épais, un bonnet enfoncé jusqu’aux yeux, des feuilles mortes qui volent dans le vent.

Octobre

le froid m’endort, mes larmes sèchent,

la chaleur d’un café dans un bar vide.

Octobre

et le cri de douleur et de rage qui ne veut pas sortir.

La fumée de ma gauloise calme mon envie de hurler.

Octobre

et une anesthésie des angoisses.

Résignation et acceptation face à ma vie.

Octobre

tout est calme et paraît raisonnable.

Des visages aux expressions neutres, aux yeux éteints,

on ne pleure pas en octobre, c’est trop tôt, on ne rie pas non plus, c’est trop tard.

Octobre

j’attendrai novembre pour éveiller mes colères, j’attendrai décembre pour crier mon horreur,

et en janvier je te regretterai cher cher mois d’octobre.

710

Publié dans textes tout cons | Pas de Commentaire »

La fille de fin de soirée

Posté par lobop le 8 juillet 2010

Je suis la fille de fin de soirée.

Quand il n’y a rien de mieux à faire.

 

Je suis celle qui attend qu’on daigne penser à elle.

Je suis accueillante et aimante, je ne demande rien et je donne tout.

 

Mes bras réconfortent, mon corps change de sujet, ma bouche fait taire les angoisses.

Mes yeux regardent, apprennent et pleurent la détresse humaine.

 

Non ne dors pas chez moi, ne laisse pas tes peines entre mes draps.

Je vis la détresse des autres, ça m’empêche de vivre la mienne.

Nous n’entrerez pas dans mon cœur,

jamais je ne vous aimerai.

Et si vous saviez…

 

quand j’aime je porte les hommes,

quand j’aime ils flottent dans l’amour,

quand j’aime je suis la réalité.

 

Mais quand je n’aime pas,

je suis une brume dans laquelle vous perdez votre corps.

Vous vous demandez le lendemain dans quel monde vous étiez la veille.

 

Je reste un songe, dont vous aimeriez vous souvenir.

Je laisse ma trace dans vos rêves et vous n’êtes pas dans les miens.

Finalement vous me donnez tout et je ne rend rien.

 

Alors sans amour je reste la fille de fin de soirée.

710

Publié dans ressentiments | Pas de Commentaire »

Learning from tragedy

Posté par lobop le 7 juillet 2010

I saw it last night. I saw my heart and my guts lying on your feet.
I saw my hope bleeding on the floor.
I saw everyone trample on it.
I panicked, my eyes with no more tears were staring on it.
I asked: Why are you ther ? why are you bleeding again ?

Mes tripes étaient là, nageant dans leur sang, mon cœur se débattait sur le sol.
J’ai senti mon ventre vide puis j’ai levé les yeux sur ton visage.
Tes yeux étaient à la fois surpris et désolés. Tu ne savais pas quoi dire.

You looked on your bloody hands and raise them to the light.
You said to me you were sorry.
I was staring on your hands and wondering how could I trust you.

Tu as fait un pas en avant et mon cœur a éclaté sous ton pied.
En voyant mon visage tu as compris que c’était un pas de trop.
Personne autour ne voyait la tragédie se dérouler.

Nobody saw I was dying.
Only you, powerless and sorry.

Meurtrier involontaire tentant en vain d’essuyer tes mains sur tes vêtements.

My blood will stay on your hands until you die.
I was so sorry for me, so sorry for my death, so sorry for you too, so sorry I made you a murderer.
I died last night and only you know it.

Tu es le seul à savoir que je n’apparaitrai plus jamais dans ta vie.
Que je demeurerai le souvenir d’une culpabilité douloureuse.

Send my guts in the mist. Bury my heart in the dust.

And forgive me.

Publié dans ressentiments | Pas de Commentaire »

Flirt

Posté par lobop le 6 juillet 2010

C’est une danse, le but est de se tourner autour.

C’est un jeu, à celui qui en montrera le moins sans décourager l’autre.

 

Alors il me rejoint sur le balcon, se place face à moi, allume une cigarette et souffle la fumée sur mon visage.

 

C’est un labyrinthe, chacun créé le sien et tente d’y perdre l’autre.

C’est une expérience chimique, les mots n’ont aucun impact, seuls les yeux font le boulot.

 

Alors je lève un sourcil en le regardant, aspire une dernière bouffée sur ma cigarette, jette le mégot sur un sourire et pars en le frôlant.

 

C’est un équilibre entre attraction et raison.

Il a tout à perdre, je n’ai rien à gagner.

 

Alors en se disant au revoir nos bouches se frôlent, le souvenir du contact de nos peaux reste un moment pour ensuite être remplacé par un sentiment d’inabouti, il n’est pas allé au bout du flirt.

 

D’accord, nous verrons la prochaine fois.

710

Publié dans ressentiments | 1 Commentaire »

un bout

Posté par lobop le 5 juillet 2010

Il me manque un bout, je sais pas bien ce que c’est, quelle partie de moi ou quelle partie du monde.

All I know is I had that before

Désolée pour moi même, ce bout me rendait malheureuse.

Des cris dans la rue, d’autres vies qui se rencontrent.

Ce petit bout de vie, I miss it and I’m afraid to get it again .

Serait ce le besoin d’un homme dans mon lit ? un homme dans ma tête ?

A guy who would not twist my stomac each time he speacks.

Mais quel intérêt d’avoir cet homme s’il ne tord pas mes tripes ?

Silence dans la rue, les vies se sont égarées hors de mon monde.

Il me manque un bout et je commence à entre-apercevoir quelle dégaine il a.

Un homme intouchable.

I will be cold to hide you my pain.

J’ai peur de lui montrer que j’ai besoin de lui.

Je veux qu’il se découvre.

I want to see your weackness before showing my needs.

Je suis une poussière exigeante et tous les bouts s’y perdent.

Shiny shiny little dust, you look like diamonds.

Les joyaux savent ce qu’ils veulent, ont conscience de ce qu’il valent.

Ils ne pensent pas, ils sont là à se faire admirer.

Ils restent dans l’immobilité de leur aristocratie minérale.

I am a dust and I can move, I can go, I can fuck you up and I don’t care.

Un moteur dans la rue, une vie s’élance protégée par une boite en métal.

Il me manque un bout.

I miss a part, and that whole gave me fucking wings. which prevent me being a stone.

Oh I wish I were a rock.

Not a big one, just me, juste moi face à l’océan.

Il me manque un bout, mais je ne prendrai pas n’importe lequel.

I’ll take a stone who will sit whith me in front of absurdity.

710

 

 

Publié dans ressentiments | Pas de Commentaire »

 

ah les peintures de flo |
LE M.U.R. DE L'ART |
Ciel Pastel |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | FestiVous Festival occitan
| joemasse
| Collectif Maquis'Arts &...