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et merde

Posté par lobop le 8 janvier 2010

Tout ça n’est qu’une question de défi.
Oublie Laure, oublie putain.
Oublie ses mains, oublie la chaleur de sa langue, ses gémissements qui t’excitent.
Oublie putain.
Tout ça c’est quoi finalement?
C’est rien, c’est de la merde.
C’est un semblant d’amour qui disparaitra, comme tous les autres.
Pourquoi lui ? Pourquoi pas les autres?
Pourquoi il ne t’énerve pas? Ne te dégoute pas ?
T’avais jamais pensé à ce type avant.
Et voilà que ça t’a plu et que t’arrive pas à trouver ce qui pourrait t’en détacher.
C’est quoi la différence avec les autres ?
Envie d’être contre lui ? Envie de lui ? Envie qu’il pense à toi ? Envie de l’obséder ?
Non tout ça c’est comme les autres.
Envie de le connaître, merde c’est ça. Envie de le découvrir, qu’il te raconte ce qu’il est.
Envie d’écrire sur lui mais pas envie de lui montrer.
Trop cru, trop transparent ce que j’écris là.
Trop dur à dévoiler.
La peur, la mise en danger.
Il ébranle mes résolutions.
Je veux qu’il me trouve intelligente, intéressante, drôle, belle, désirable.
J’en avais rien à foutre de ça avec les autres.
Enfin, les autres, à part ceux d’avant.
Il y a longtemps si longtemps, je ne pensais pas, je ne voulais pas que ça m’arrive aujourd’hui.
Et comment savoir, comment savoir si je ne me lasserai pas.
Si tout ça ne disparaitra pas très vite une fois obtenu ce que je veux.
Fuis Laure, fuis. Et oublie.
Tout ça n’est qu’une question de défi.
Et si ça ne l’est pas.
Merde, et si c’est autre chose ?

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J’aurais aimé

Posté par lobop le 2 janvier 2010

J’ai passé ma journée avec toi.
Tu étais constamment présent dans ma tête.
De ce matin à 9H quand on a commencé à tourner, à ce soir 18H quand on m’a ramenée chez moi.
Je t’ai beaucoup parlé aujourd’hui, je t’ai beaucoup regarder.
Tes mains, ta bouche, tes sourcils.
Ces images de toi quand ton visage change, je les avais toutes en face de moi.
Je t’ai beaucoup écouté aussi, j’ai caressé ton visage, doucement, avec beaucoup de tendresse.
J’ai passé le dos de ma main sur ta joue rappeuse, mon pousse sur le dessus de ta lèvre.
J’ai passé mes doigts dans tes cheveux et les ai décoiffés.
Tu sais bien que je te préfère décoiffé, au lever du lit.
J’ai mis mon nez dans ton cou, plusieurs fois.
Et j’ai pris ta tête dans mes bras, tu sais, contre ma poitrine, juste en dessous de mon menton.
Je t’ai parlé de ce que je faisais, du tournage, de ma passion pour mon travail.
De mon plaisir à jouer dans un film aussi beau.
Je t’ai expliqué comment ça fonctionne le cinéma. Pourquoi on salit tous les vêtements, tu comprends, c’est un film d’auteur, les personnages doivent être vrais.
Je t’ai calmé quand tu t’énervais contre la première assistante parce qu’elle pressait tout le monde.
Je t’ai expliqué que c’était son boulot, que si on prenait du retard ce serait de sa faute, parce que c’est à elle de gérer tout ça.
Je t’ai parlé de mon amour pour le jeu, de ces émotions qu’on vit et qu’on donne.
Je t’ai montré comment je fais pour pleurer quand il le faut. Même si ce fut dur.
C’est drôle, contrairement à ce qu’on pourrait croire, j’y arrive mieux quand je vais bien.
Aujourd’hui j’avais toutes les raisons de pleurer mais je ne pouvais pas y arriver comme ça.
Il a fallut que je me concentre longtemps et intensément sur mon visage pour y parvenir.
Je t’ai regardé quand tu t’es intéressé à tout ça, surtout le coté technique. Je t’ai vu discuter avec les machinos, pour savoir comment ça fonctionne, je les ai vu contents de rencontrer un mec qui s’intéresse à leur travail.
J’ai aimé partager tout ça avec toi, te montrer mon monde, te faire découvrir quelque chose que tu n’avais jamais vu.
J’ai aimé que tu sois là à voir mon travail, à le comprendre.

Enfin, j’aurais aimé.

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