• Accueil
  • > Archives pour décembre 2009

confessions d’une succube

Posté par lobop le 12 décembre 2009

Alors voilà, je sais plus où j’en suis.
Je me perds moi-même dans un tourbillon de désir sans passion, de tendresse sans amour.
Des hommes s’attachent à moi alors que tout ce que je peux leur donner se résume à l’indifférence du sexe.
L’acte sexuel m’apporte le plaisir de l’oubli et je tente de me fondre dedans.
Et ensuite la solitude me reprend dans ses bras pour me serrer dans une étreinte glaciale.

Je ne sais plus qui je suis, je mélange tout.
Je ne m’aime plus, je ne me connais plus.
Un gouffre de douleur habite mon corps et mon esprit s’attache à des nuages.
Les volutes de fumée qui entrent dans ma bouche sont les seules à me réconforter.

Je veux de l’amour alors que je ne peux en donner.
Je vais mal et ça ne se résume pas qu’à ça.
Je me dégoute de me servir des hommes, de leur corps, de leurs yeux, de leurs caresses.
De leur désir qui se change en amour.
Un amour que je ne mérite pas et qui j’en ai bien peur les brisera.
Je ne veux plus souffrir mais je ne veux pas faire souffrir non plus.
Et pourtant je n’arrive pas à me résigner à me passer d’eux.

Dans leurs yeux je vois tout ce que je suis incapable de donner.
Sous leurs doigts je sens les frissons de leur cœur.
Ma peau devient une feuille blanche où ils écrivent leur amour avec leur salive.
Après j’efface tout, mais j’ai beau frotter, eux voient toujours les lignes qu’ils y ont inscrites.
Je suis le livre des amours perdus, des sentiments égarés, des souffrances contenues.

De fantasme je deviens cauchemar car aucun d’entre eux n’arrive à me garder.
Ils touchent mon mal être du doigt et cela les emprisonne dans mon image.
Leurs yeux se braquent sur moi et deviennent aveugles à tout autre chose du monde.
Alors ils m’attendent en espérant après le prochain frisson.

Ils prendront chaque goutte de semblant d’amour que j’accepterai de leur donner.
Et leur cœur criant famine ils me remercieront malgré tout au lieu de me détester.
La haine ils ne connaitront point, car leur cœur acceptera le profond mal que je leur donnerai comme le plus beau cadeau céleste.
Ils se tromperont de vie, confondront amour et dépendance, orgasme et douleur, brûlure et chaleur.

Je me dégoute de leur infliger ça, de savoir les rendre fous.
De ne pas connaître le moyen de l’éviter.

Publié dans textes tout cons | Pas de Commentaire »

 

ah les peintures de flo |
LE M.U.R. DE L'ART |
Ciel Pastel |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | FestiVous Festival occitan
| joemasse
| Collectif Maquis'Arts &...