Nous étions des Dieux

Posté par lobop le 8 août 2007

Nous nous sommes attendus, désirés pendant des mois.
Je te montrais que je te voulais, sans te donner l’autorisation de m’approcher, tu me montrais que tu me désirais sans jamais rien exiger de moi.
Nous avons attendu sagement que la vie nous rapproche enfin, tantôt souhaitant le bonheur de l’autre tantôt jalousant le compagnon qu’il avait choisi.
Quand nous nous sommes enfin trouvés, la volupté, le désir, la sensualité explosèrent.
Nous passions notre temps à nous dévorer des yeux, à toucher nos corps, à nous caresser, à faire l’amour, à s’emmêler comme pour faire partie de l’autre. Nous nous sommes dévorés car nous n’étions pas dupes. La passion passerait un jour.

Je ne peux accepter que ce qu’il y a entre nous devienne comme toutes les relations entre homme et femme quand la passion est passée, je ne peux accepter que notre attachement devienne morne et fade.
Je ne peux imaginer cette vie raisonnable d’un couple sans passion avec toi.
Tu es la force, la puissance, la virilité. Je suis la douceur, languissante, celle qui accueille le guerrier et l’enivre par l’odeur de son corps.
Nous sommes des dieux, nous sommes les dieux de notre vie, de nos nuits.
J’étais une déesse qui dansait en te regardant dans les yeux jusqu’à ce que ta tete tourne, qui t’emmenait dans un monde de chaire, de sueur et de salive.
Tu étais un dieu qui me faisait décoller de la terre par la puissance de ses bras, qui me donnait le vertige et embrumait mes pensées.

À présent que sommes nous ?
Je me sens comme une fleur fanée qui se souvient de cette passion et espère qu’un jour elle réapparaitra. Et toi ? Toi tu es reparti dans le monde réel, tu m’as abandonnée là où tu m’avais emmenée par ces nuits d’amours.
À présent je suis obligée d’en redescendre seule pour te rejoindre. Mais je n’en ai pas envie, mon monde est celui-ci, le monde de la passion, le monde des dieux. Je ne veux pas redevenir simple mortelle, mon cœur m’a donné l’éternité, mon corps le désir infini. Je resterai déesse et tant pis si tu ne veux pas rester dieu. Si tous les soucis qui viennent de ce monde réel t’atteignent et réussissent à enlever ce qu’il y a de divin en toi, je ne pourrai me contenter d’une vie de mortelle alors que je peux être déesse, je repartirai vers le mont Olympe, seule s’il le faut.

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